Impunité et crime d’Etat : Deux ans après l’assassinat de l’ancienne directrice nationale du trésor public guinéen Mme Aissata Boiro

Publié le 11 Novembre 2014

Impunité et crime d’Etat : Deux ans après l’assassinat de l’ancienne directrice nationale du trésor public guinéen Mme Aissata Boiro

Deux ans après l'assassinat de Mme Aissata Boiro, ancienne directrice nationale du trésor public, la rédaction de Guinéenews a joint lundi son époux, Ibrahima Boiro, ancien ministre de l'environnement, qui continue à réclamer la manifestation de la vérité depuis Koundara, sa ville.

9 Novembre 2012- 9 Novembre 2014, cela fait deux ans depuis que l'ancienne directrice du Trésor public a été froidement abattue dans les rues de Conakry, alors qu'elle venait du bureau. Un assassinat qui a provoqué l'indignation chez ses proches, les citoyens et les partenaires.

En marge de ce deuxième anniversaire, son époux, l'ancien ministre Ibrahima Boiro a confié à Guinéenews qu'il est présentement à Koundara, ville à la frontière sénégalaise à plus de 600 kilomètres de Conakry, où il a organisé des prières et des sacrifices, à Sarébhoido, son village natal, en présence des autorités locales, pour se souvenir de son épouse qui a tout donné. Les mêmes cérémonies vont être organisées à Conakry à l'intention des amis de son épouse.

Poursuivant, Pr Boiro dit se battre pour la manifestation de la vérité, ajoutant que deux présumés tueurs à gage sont sous les verrous et que l'Agent judiciaire de l'Etat a promis deux avocats. "Mais l'important est de démasquer ceux qui ont planifié, et commandité cet assassinat".

Le 9 Novembre 2012 à 21 heures 15, Hadja Aïssatou Boiro, directrice nationale du trésor et de la comptabilité publique d'alors, a été froidement abattue par deux balles dans les rues du quartier chic de Kipé, alors qu'elle enquêtait sur la disparition de treize milliards de francs guinéens.

Deux ans après, les limiers de la police et de la gendarmerie cherchent encore des pistes. Selon son époux, qui s'est constitué partie civile auprès de l'Etat, ne croit pas en la thèse selon laquelle son épouse a été tuée parce qu’elle était au mauvais endroit au mauvais moment.

Pour son mari, son épouse aurait été victime sûrement d’une cabale des mafieux qui ont décidé de l’éliminer et pour ce faire, ont planifié l’assassinat avant de trouver des tueurs à gage.