Données Banque Mondiale: En 2012, la population guinéenne était estimée à 11,3 millions d’habitants. Avec un taux d'accroissement naturel de 3,1% et les résultats du recensement de 2014 présentent 10 628 972 habitants.

Publié le 20 Août 2014

Données Banque Mondiale: En 2012, la population guinéenne était estimée à 11,3 millions d’habitants. Avec un taux d'accroissement naturel de 3,1% et les résultats du recensement de 2014 présentent 10 628 972 habitants.

La République de Guinée est située en Afrique de l’Ouest. Elle est limitée au nord par la Guinée-Bissau, le Sénégal et le Mali, au sud par le Liberia et la Sierra Léone, à l’est par la Côte d’Ivoire et à l’ouest par l’océan Atlantique. Le pays s’étend sur une superficie de 245 857 km² et dispose de 300 km de côtes sur l’Atlantique. La Guinée a un climat de type tropical avec une saison pluvieuse (mai à octobre) et une saison sèche (novembre à avril).

L’élection présidentielle du 7 novembre 2010, marque le retour de la Guinée à l’ordre constitutionnel après la prise de pouvoir par les militaires le 23 décembre 2008. Après une période de transition militaire difficile, l’élection du premier président démocratiquement élu, M. Alpha Condé, et le nouveau contexte politique ouvrent la voie à de nouvelles opportunités économiques pour le pays. Une série de réformes ont été mise en place et la Guinée a atteint le point d’achèvement de l’initiative de pays pauvres très endettés (PPTE) en septembre 2012. Pour mettre fin à la transition politique, les Guinéens se sont rendus aux urnes le 28 Septembre 2013 pour voter et élire les 114 députés du nouveau parlement. Ils ont voté dans le calme. Les résultats sont attendus dans les prochains jours. Les dernières élections législatives remontent à 2002.

En 2012, la population guinéenne est estimée à 11,3 millions d’habitants avec une densité de 47,2 habitants au km² et un taux d’urbanisation de 31%. Avec un taux d'accroissement naturel de 3,1%, la population guinéenne se caractérise par sa jeunesse (45% des Guinéens ont entre 15 et 19 ans).

En 2011/2012, le taux brut de scolarisation s’est situé à 81% pour les garçons et 73,5% pour les filles. Le PIB par tête se situe autour de 450 $ EU en 2012. L’enquête légère sur l’évaluation de la pauvreté (ELEP) en 2012 révèle que 55,2% de la population est considérée comme pauvre contre 53% en 2007 et 40,3% en 1995.

Le nombre de personnes vivant dans l'extrême pauvreté a également doublé. La plupart des pauvres vivent encore dans les zones rurales. Les résultats de l’ELEP montrent que 64,7% de la population rurale sont considérés comme pauvres contre 32,1% pour la population urbaine. Néanmoins, l'aggravation de la pauvreté dans les zones urbaines est plus prononcée et les causes principales sont les suivantes: l’augmentation des prix des produits de première nécessité, l'exode rural et la crise de l’emploi.

L’économie guinéenne est fortement dominée par les mines et le secteur rural. La mise en œuvre continue du programme économique et financier 2012-2014 appuyé par la facilité élargie de crédit du FMI a contribué à réduire les déséquilibres macro-économiques. En 2012, malgré la crise internationale, l'activité économique est restée forte, soutenue par l'accélération des investissements dans l'agriculture et le secteur minier. Le PIB réel a augmenté de 3,9% en 2011 à 4,8% en 2012, contre 1,9 % en 2010. Les difficultés d’approvisionnement du pays en électricité continuent néanmoins de peser sur les activités économiques.

Les récentes réformes mises en œuvre dans le domaine des finances publiques ont permis de renforcer la stabilité du cadre macroéconomique. La Banque centrale de la République de Guinée (BCRG) a maintenu son taux directeur à 22% et le taux de la banque de réserves obligatoires à 22% par rapport, au début de 2011, respectivement 16,75% et 7,5%. En 2012, la croissance de la monnaie au sens large a été de 5,3 % contre 9,4%, baisse due essentiellement au fait que les ressources minières étaient exceptionnelles en 2011. Le taux d'inflation était de 13% en moyenne à la fin 2012, contre 21,4 % en 2011. Cette performance est attribuable à une politique monétaire restrictive, l'augmentation de la production de riz et aux mesures prises par le gouvernement pour faciliter l'approvisionnement en biens de première nécessité.

L’atteinte du point d’achèvement de l’IPPTE

La Guinée a fait des progrès considérables et a satisfait les exigences liées à l'allégement de dette au titre de l'initiative renforcée en faveur des pays pauvres très endettés (IPPTE) afin de réduire sa dette extérieure à des niveaux soutenables. En septembre 2012, le FMI et la Banque mondiale ont approuvé pour la Guinée l’atteinte du point d'achèvement de l’IPPTE. La Guinée a donc bénéficié de l'Initiative de la dette multilatérale (IADM).

Le montant de cette annulation de la dette s’établit à 2,13 milliards de dollars. A la suite de cette approbation, les créanciers du Club de Paris, le 25 Octobre 2012 ont convenu d’une annulation quasi-totale de la dette de la République de Guinée (655,9 millions de dollars représentant 99,2% du total). Comme conséquence positive, l’encours total de la dette de la Guinée est passé de 65,9% du PIB en 2011 à 19% du PIB en 2012. Le service de la dette par rapport aux exportations et le ratio de service de la dette par rapport aux recettes se situent respectivement en 2013 à 5,3% et 6,7% contre 9,5% et 13,2% en 2012.

Les Etats-Unis d’Amérique ont également procédé en février 2013 à l’annulation de la totalité de la dette bilatérale guinéenne pour un montant de 93 millions de dollars. Quant à la France, elle a opté pour une annulation sous forme de conversion « Contrat Désendettement – Développement » pour un montant de 174 millions d’euros pour le financement de projets prioritaires de développement.

Secteurs stratégiques :

Le secteur minier est actuellement caractérisé par l’exploitation industrielle de la bauxite, de l’alumine et de l’or, ce qui représente environ 20% du PIB, 80% des recettes en devises, 20 à 25% des revenus de l’Etat. Il procure plus de 10 000 emplois directs et plus de 100 000 emplois indirects et induits. Les évolutions récentes en matière de politique minière depuis l’avènement de la démocratie en Guinée sont reflétées dans le code minier adopté en septembre 2011. Ce code est en cours d'amendement par le gouvernement dans sa partie fiscale. Les nouvelles approches incluent entre autres la création d’une société de patrimoine de l’État appelée « société guinéenne du patrimoine minier » (SOGUIPAMI). Cette structure a notamment pour objet de détenir les actions et participations de l’État (jusqu’à 35% prévu dans le nouveau code) dans les sociétés minières et dans les infrastructures (jusqu’à 51% prévu dans le nouveau code). La Guinée est également engagée dans un processus de renégociation de tous les accords miniers existants.

La Banque mondiale assiste le gouvernement dans la gestion du secteur minier à travers des appuis financiers depuis 2005 et continue à le faire présentement à travers :

  • Une assistance technique au secteur (20 millions de dollars) visant à renforcer les capacités et les systèmes de gouvernance des institutions clés pour la gestion du secteur minier en Guinée.
  • Un don de 495 000 dollars pour le développement du schéma directeur des infrastructures auxiliaires aux mines.
  • Un don de 850 000 dollars pour l’appui aux négociations

Le secteur agricole

L’agriculture est le principal secteur d’activité de près de 80% de la population guinéenne et la principale source de revenus pour 57% des ruraux. A l’instar de la majorité des pays africains, elle demeure un secteur incontournable pour la réalisation des objectifs de réduction de la pauvreté et de sécurité alimentaire en Guinée. L’agriculture guinéenne est de type extensif dominé par un système de culture traditionnelle et est fortement dépendante de la pluviométrie pour 95% des superficies emblavées ; les superficies en cultures irriguées sont insignifiantes (30 200 ha).

La contribution de l’agriculture dans la production intérieure brute est inférieure à 20% et n’a cessé de baisser au cours des dernières années.

Et pourtant, la Guinée dispose d’un potentiel agricole important encore peu exploité avec des conditions naturelles propices à la culture d’une gamme variée de produits agricoles. Le potentiel en terres arables est évalué à 6,2 millions d’hectares dont 25% sont exploités et moins de 10% cultivées annuellement. Les pluies sont abondantes et varient entre 1 100 et 4 000 mm et le potentiel de plaines fluviales est important. Le pays dispose d’un réseau hydrographique de 6 500 km et d’un plateau continental de 43.000 km2, avec des ressources en eau de surface et souterraine importantes.

La Guinée a fait adopter par le gouvernement en décembre 2012, le « plan national d’investissement agricole et de sécurité alimentaire » (PNIASA). Ce plan vise principalement le renforcement de la sécurité alimentaire par la diversification et l’accroissement des productions vivrières et animales pour promouvoir la souveraineté alimentaire, l’accroissement des revenus agricoles par le développement des opportunités économiques et l’amélioration de l’accès au marché ainsi que le développement de mesures transversales d’accompagnement pour garantir l’efficacité des investissements.

Le secteur électrique

La Guinée dispose d’un grand potentiel hydroélectrique estimé à plus de 6 000 MW qui fait que le pays pourrait subvenir à sa demande intérieure, y compris pour le secteur minier, et exporter l’électricité vers les pays voisins. Le taux d'électrification actuel est estimé à 17% mais 3% pour les zones rurales.

En 2011, la capacité de production urbaine d’électricité en Guinée était de 130 MW alors que la demande est estimée à 240 MW, ce qui entraîne de fréquents délestages dans la capitale Conakry. Le secteur de l'électricité urbaine est géré par Électricité de Guinée (EDG). L’entreprise fait face à une situation difficile marquée par la vétusté des infrastructures due au manque d'investissement et d'entretien, le vol d'électricité et le faible recouvrement des factures.

Le secteur privé/ les PME

La part du secteur privé dans l'économie guinéenne est faible tout comme celle du secteur bancaire. Un faible pourcentage d’entreprises dispose de prêts bancaires. À la suite d’une table ronde sur le climat des investissements organisé en mars 2011, le gouvernement, avec l’appui de la « Société financière internationale » (SFI), a engagé une série de réformes pour améliorer le climat des investissements et des affaires.

Les Opérations IFC en Guinée

La Société financière internationale (IFC), membre du groupe de la Banque mondiale en charge du secteur privé, dispose désormais d’un bureau en Guinée et intervient sur deux volets : les investissements et les services- conseils.

Dans le domaine des investissements, IFC est présente en Guinée dans le secteur minier (projet Simandou) en partenariat avec l'Etat guinéen, Rio Tinto et Chinalco. Ainsi, IFC a investi pour 185 millions de dollars EU dans ce projet qui reste son plus grand investissement en Afrique sub-saharienne.

Le programme de l’amélioration du climat des investissements couvre deux volets: le programme de réformes du droit des affaires et le programme de politiques d’investissement et de réforme fiscale.

Dernière mise à jour: 01 oct. 2013